La promesse de l’ONU telle qu’exprimée officiellement est la suivante : “Paix, dignité et égalité sur une planète saine”. Et son organisation : celle d’un forum mondial (le principal) où les pays (193 Etats membres aujourd’hui) peuvent “soulever des questions, discuter des problèmes les plus complexes et y apporter une réponse commune”. Vaste ambition dont force est de constater que la promesse est difficile à tenir tant les dissensions voire les antagonismes entre Etats membres (et ce jusqu’au niveau du Conseil de Sécurité…) ont pu reléguer l’ONU au rang de rêve pieu et de structure ankylosée par de trop nombreux compromis, pour faire face aux défis mondiaux.
Et pourtant, le shift opéré récemment par son Secrétaire Général, Antonio Guterres, est particulièrement intéressant. Et si désormais, il ne s’agissait plus seulement pour l’ONU de mobiliser les Etats mais aussi les entreprises, en tant que parties du problème et de la solution ? Entreprise, acteur non seulement géopolitique mais aussi Onusien ?
Trois interpellations d’Antonio Guterres vont dans ce sens :
Entre nouvelles générations qui portent une responsabilité (lourde à porter) dans les choix d’entreprises (et donc de modèles) qu’elles choisiront de faire perdurer, entre entreprises dont les financements demain seront de plus en plus soumis à la réalité de leurs engagements sociétaux et environnementaux et face au débat (important) sur l’indicateur pertinent à suivre pour évaluer les progrès en matière d’égalité, de protection de l’environnement et de droits humains, quelles entreprises répondront à l’appel ? Et pour proposer quel nouveau projet ?